Joseph Daul à Ribeauvillé - Article des DNA du 7 mai 2009

Publié le 7 Mai 2009

« Briser l'euroscepticisme »

L'UMP a organisé, hier soir à Ribeauvillé, une de ses grandes réunions publiques alsaciennes de la campagne des européennes en présence de Joseph Daul, Hans-Gert Pöttering et Bruno Le Maire. Objectif : mobiliser les électeurs.



Hier soir à Ribeauvillé, l'heure était à la mobilisation générale du camp de la majorité présidentielle à un mois des élections européennes. « Il faut briser l'euroscepticisme », a d'emblée lancé Jean-Louis Christ en incitant les militants présents à aller voter.

Venu en voisin, Joseph Daul, le président du groupe PPE et tête de la liste de la majorité dans le Grand Est, Hans-Gert Pöttering, le président du parlement européen et Bruno Le Maire, secrétaire d'État chargé des affaires européennes ont poursuivi le plaidoyer pour une « Europe qui sécurise » et qui « se vit au quotidien ».

Prédisant une campagne « dure » en raison de la crise, Joseph Daul estime que « l'avenir ne peut se préparer qu'à 27 ». « Notre avenir s'inscrit dans une Europe qui protège sans protectionnisme, une Europe juste, une Europe politique, une Europe arbitre », dit-il en définissant le libéralisme du PPE et de l'UMP comme « l'économie sociale de marché ».


« Bousculer les dogmes »


Joseph Daul a encore réaffirmé sa volonté de voir émerger demain une Europe « des grands défis dans l'innovation et dans la recherche » avec une défense européenne. Avant de demander aux électeurs d'apporter leur soutien à Nicolas Sarkozy et au gouvernement le 7 juin.


Bruno Le Maire a pour sa part décliné les propositions de la majorité en revendiquant « une Europe politique forte qui pèse et qui décide de son avenir au moment où la hiérarchie des grandes puissances mondiales se redéfinit complètement ». Estimant que l'Europe devait poursuivre sa vie en s'arrêtant aux Balkans pour justifier l'opposition de l'UMP à l'intégration de la Turquie, le secrétaire d'État a dit son attachement à une politique économique européenne, à une Europe sociale qui passe par une harmonisation fiscale, quitte à « bousculer les dogmes ».


« L'Europe n'est pas naturelle, elle est le produit de la volonté politique », a conclu Bruno Le Maire avant qu'Hans-Gert Pöttering ne souligne la nécessité de « se battre pour garder à jamais ce continent en paix et travailler partout en Europe pour éviter que de nouvelles tragédies surviennent ». Il a encore relevé l'intérêt de l'euro comme facteur de stabilité et le leadership européen concernant le plan climat devant les États-Unis.

Franck Buchy
Édition du Jeudi 7 mai 2009

Rédigé par Eric STRAUMANN

Publié dans #Actualité

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