Meyenheim Les élus mobilisés pour le maintien de la base (L'Alsace du 03/02/08)
Publié le 4 Février 2008

Le secrétaire d’État Jean-Marie Bockel, le député Michel Sordi et les maires de la Hardt étaient unis en ordre de bataille, hier à Ensisheim, pour défendre la base aérienne de Colmar-Meyenheim
dont l’avenir est toujours incertain.
Le sort de la base aérienne 132 de Colmar-Meyenheim est actuellement entre les mains de la commission chargée de
l’élaboration du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Réunis hier à la mairie d’Ensisheim, Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la Coopération et à la Francophonie, les députés
Michel Sordi et Éric Straumann, le conseiller général Michel Habig et les maires des communes proches de la base ont uni leurs forces pour défendre le site militaire.
« Le ministre Hervé Morin travaille sur la réorganisation du format des trois armées. Une réflexion est menée sur
l’avenir de la base. Plusieurs hypothèses sont examinées mais, à ce jour, rien n’est encore décidé », rappelait Jean-Marie Bockel.
« Nous n’allons pas attendre que le contenu du Livre blanc soit rendu public, fin mars ou début avril, pour afficher
notre détermination. Aujourd’hui, nous sommes tous en ordre de bataille pour exiger son maintien », martelait Michel Sordi.
1400 emplois civils et militaires
Les maires de Biltzheim, de Niederentzen, de Hirtzfelden, d’Oberentzen et de Meyenheim insistaient quant à eux sur l’impact
économique du site : « La BA 132, c’est 1400 emplois civils et militaires, 40 millions d’euros par an injectés dans l’économie locale et 200 entreprises, souvent du secteur, qu’elle
sollicite pour sa sous-traitance ».
Le colonel David Pincet, commandant de la BA 132, a d’ores et déjà annoncé la fusion, au mois de juin, des deux escadrons de
chasse présents sur le site : le 1/30 Alsace et le 2/30 Normandie-Niémen. Sur les 40 Mirage F1 CT, aptes à voler mais vieillissants, seulement 28 appareils intégreront la flotte du
Normandie-Niémen.
La réorganisation de la BA 132, qui a été construite en 1951, induira obligatoirement une redéfinition de sa mission.
Reste à savoir quel sera son futur plan de vol.
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